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Calculez l’échéancier

Le montant dû, le nombre de mensualités et la date de la première : vous obtenez le calendrier, puis la proposition à faire signer en PDF. Vos saisies ne sont pas enregistrées.

Ajouter les noms et adresses sur la proposition (facultatif)
Vous (le bailleur)
Le locataire et le logement

Repère indicatif selon vos saisies. Un échéancier amiable n’a de valeur que s’il est accepté : le créancier peut refuser un paiement partiel (article 1342-4 du Code civil), et la proposition prévoit la signature « Bon pour accord » du locataire.

Modèle gratuit · texte complet

Exemple

Proposition d’échéancier

Le texte ci-dessous est celui du dossier, rempli sur un exemple fictif (loyer de 800 € charges comprises, loyers de juillet et d’août 2026 impayés, un paiement de 300 € reçu). Remplacez chaque [champ], les dates et les montants par les vôtres.

[nom du bailleur]

[nom du locataire]

Le 26 septembre 2026

Objet : proposition d’échéancier pour le règlement des sommes dues

Madame, Monsieur,

Pour le logement situé [adresse du logement], le montant restant dû s’élève à ce jour à 1 300,00 €, selon le décompte joint.

Pour faciliter son règlement, je vous propose de l’étaler en 6 versements mensuels, en plus du loyer et des charges courants, selon le calendrier ci-dessous :

Échéance | Date | Montant
1 | 1er octobre 2026 | 216,00 €
2 | 1er novembre 2026 | 216,00 €
3 | 1er décembre 2026 | 216,00 €
4 | 1er janvier 2027 | 216,00 €
5 | 1er février 2027 | 216,00 €
6 | 1er mars 2027 | 220,00 €
Total : 1 300,00 €

Si cette proposition vous convient, je vous remercie de me retourner un exemplaire de ce courrier daté et signé, précédé de la mention « Bon pour accord ». Nous en conserverons chacun un exemplaire. En cas de difficulté, n’hésitez pas à me contacter pour en discuter.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Pièce jointe : décompte des sommes dues.

[nom du bailleur]
Bon pour accord — date et signature du locataire :
Les points clés (3)
  • Plan amiable : un accord écrit qui étale la dette sur quelques mois (anil.org) ; le bailleur peut refuser un paiement partiel (art. 1342-4 du Code civil).
  • Aide au logement versée au bailleur, jusqu’au 31/12/2026 : l’organisme payeur peut lui demander d’établir un plan dans un délai de six mois au plus (art. R. 824-7 du CCH).
  • Juge : délais de paiement dans la limite de trois ans, si le locataire a repris le versement intégral du loyer courant avant l’audience (art. 24 de la loi du 6 juillet 1989).

Exemple chiffré : 1 300 € en 6 mensualités

Dans l’exemple fictif du modèle ci-dessus, la dette s’élève à 1 300 € : deux loyers de 800 € charges comprises (juillet et août 2026), moins un paiement de 300 € reçu le 20 août 2026. Le modèle l’étale en 6 mensualités : cinq versements de 216 € puis un dernier de 220 €. Le tableau reprend ce calcul avec une première mensualité fixée, pour l’exemple, au 5 novembre 2026.

Ces mensualités s’ajoutent au loyer et aux charges de chaque mois. Le tableau ne comporte aucune pénalité ni aucuns frais : les clauses du bail qui prévoient des pénalités, ou qui font supporter au locataire des frais de relance, sont réputées non écrites (article 4 i) et p) de la loi du 6 juillet 1989).

Échéancier d’une dette de 1 300 € en 6 mensualités (exemple fictif)
MensualitéDateMontant
15 novembre 2026216 €
25 décembre 2026216 €
35 janvier 2027216 €
45 février 2027216 €
55 mars 2027216 €
65 avril 2027220 €
Total1 300 €
Échéancier d’une dette de 1 300 € en 6 mensualités (exemple fictif)

Comment le calcul est-il fait ?

L’outil divise la dette par le nombre de mensualités choisi (2, 3, 4, 5, 6, 8, 10 ou 12) et arrondit chaque mensualité, sauf la dernière, à l’euro inférieur. La dernière mensualité reprend le reste, pour que le total soit exact au centime. Les dates tombent le même jour de chaque mois à partir de la première échéance saisie ; si ce jour n’existe pas dans un mois (un 31, par exemple), le dernier jour du mois est retenu.

Le résultat est un repère indicatif selon vos saisies. Dans un plan amiable, le nombre et le montant des mensualités résultent de l’accord entre le bailleur et le locataire : l’ANIL présente le plan d’apurement comme un accord amiable, écrit, qui étale le remboursement de la dette sur quelques mois.

Le montant de départ est le solde du décompte des loyers impayés, qui reprend mois par mois les échéances, les paiements du locataire et l’aide au logement versée au bailleur.

Quand utiliser une proposition d’échéancier ?

Lire : Quand utiliser une proposition d’échéancier ?

La proposition sert lorsque le bailleur et le locataire envisagent un règlement de l’arriéré en plusieurs fois, en plus du loyer courant. Selon l’ANIL, le respect d’un plan d’apurement permet au locataire de conserver son droit à une aide au logement.

Le modèle ci-dessus reprend le montant dû, le calendrier des versements et une mention « Bon pour accord », à dater et à signer par le locataire ; chacun en conserve un exemplaire. Il peut accompagner une lettre de relance ou faire suite à une mise en demeure de payer. Le guide loyer impayé : les démarches, étape par étape situe l’échéancier parmi les autres courriers.

Amiable, CAF ou juge : quels sont les trois cadres ?

Lire : Amiable, CAF ou juge : quels sont les trois cadres ?

L’expression « plan d’apurement » recouvre trois situations qui n’ont ni la même origine, ni les mêmes effets. Les règles liées à l’aide au logement changent le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-84 du 12 février 2026). Ce décret ne modifie pas les règles du plan amiable ni celles des délais accordés par le juge ; son article 5 tient compte, pour le rétablissement de l’aide, des plans d’apurement signés avant cette date.

Les trois cadres d’un plan d’apurement
Plan amiablePlan lié à l’aide au logement (CAF ou MSA)Délais accordés par le juge
Qui le décide ?Le bailleur et le locataire, par un accord écrit (anil.org)Jusqu’au 31/12/2026 : l’organisme payeur peut demander au bailleur d’établir un plan, ou saisir le fonds de solidarité pour le logement (art. R. 824-7 du CCH)Le juge, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office (art. 24, V, de la loi du 6 juillet 1989)
Délai ou duréeFixé par l’accord ; l’ANIL parle d’un étalement sur quelques moisPlan à établir dans un délai de six mois au plus (art. R. 824-7 du CCH)Dans la limite de trois ans (art. 24, V)
ConditionsLe bailleur peut refuser un paiement partiel (art. 1342-4 du Code civil)Aide maintenue sous réserve de la reprise du paiement de la dépense courante de logement, du respect du plan et de son approbation par l’organisme payeur (art. R. 824-7)Locataire en situation de régler sa dette et ayant repris le versement intégral du loyer courant avant l’audience (art. 24, V)
Si le plan n’est pas respectéLes sommes non versées restent duesJusqu’au 31/12/2026 : suspension du versement de l’aide (art. R. 824-7 ; service-public.gouv.fr)Si le juge a suspendu les effets de la clause de résiliation, elle reprend son plein effet (art. 24, VII)
À partir du 01/01/2027Règles non modifiées par le décret ; l’exécution d’un plan amiable signé avant le 01/01/2027 peut permettre de rétablir avec effet rétroactif l’aide suspendue (décret n° 2026-84, art. 5)L’organisme payeur propose au ménage un accompagnement social et des modalités de traitement de la dette, sous condition de reprise du paiement, même partiel (décret n° 2026-84, art. R. 824-12 nouveau)Règles non modifiées par le décret ; l’exécution d’un plan ordonné par le juge avant le 01/01/2027 peut permettre de rétablir avec effet rétroactif l’aide suspendue (décret n° 2026-84, art. 5)
Les trois cadres d’un plan d’apurement

Un plan d’apurement est-il obligatoire ?

Lire : Un plan d’apurement est-il obligatoire ?

À l’amiable, non : le créancier peut refuser un paiement partiel (article 1342-4 du Code civil). Rien n’empêche pour autant le bailleur de proposer ou d’accepter un échéancier.

Lorsque l’aide au logement est versée au bailleur, jusqu’au 31 décembre 2026, l’organisme payeur saisi d’un impayé peut demander au bailleur d’établir un plan d’apurement dans un délai de six mois au plus ; l’aide est maintenue si le locataire reprend le paiement de la dépense courante et respecte le plan, approuvé par l’organisme payeur (article R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation). La page loyer impayé et CAF détaille ces règles et celles qui s’appliquent à partir du 1er janvier 2027.

En cas de procédure, le juge peut, même d’office, accorder des délais de paiement dans la limite de trois ans, à condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience (article 24, V, de la loi du 6 juillet 1989).

Que se passe-t-il si l’échéancier n’est pas respecté ?

Lire : Que se passe-t-il si l’échéancier n’est pas respecté ?

Dans un plan amiable, les sommes non versées restent dues, et le décompte continue d’enregistrer chaque paiement. La fiche service-public.gouv.fr « Loyers impayés et expulsion du locataire » décrit les suites possibles, parmi lesquelles une tentative de conciliation, obligatoire avant de saisir le juge lorsque le désaccord porte sur un montant ne dépassant pas 5 000 € (article 750-1 du Code de procédure civile, qui prévoit aussi la médiation ou la procédure participative, et des exceptions), et, lorsque le bail contient une clause résolutoire, un commandement de payer délivré par un commissaire de justice (ex-huissier).

Dans un plan lié à l’aide au logement, jusqu’au 31 décembre 2026, la CAF ou la MSA suspend le versement de l’aide en cas de mauvaise exécution du plan ou de non-paiement du loyer en cours (service-public.gouv.fr ; article R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation).

Lorsque le juge a accordé des délais et suspendu les effets de la clause de résiliation de plein droit, celle-ci est réputée ne pas avoir joué si le locataire se libère de sa dette dans le délai et selon les modalités fixés ; dans le cas contraire, elle reprend son plein effet (article 24, VII, de la loi du 6 juillet 1989).

Faut-il aussi une reconnaissance de dette ?

Lire : Faut-il aussi une reconnaissance de dette ?

Un échéancier signé reprend le montant dû. L’article 2240 du Code civil prévoit que la reconnaissance, par le débiteur, du droit de celui contre lequel il prescrivait interrompt le délai de prescription ; or les actions dérivant du bail se prescrivent par trois ans (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989).

Ces deux articles ne précisent pas la forme que doit prendre la reconnaissance : la reconnaissance de dette est un sujet distinct de l’échéancier. La page prescription des loyers impayés présente le délai de trois ans et ses limites ; l’ADIL du département informe gratuitement sur ces questions.

FSL et surendettement : que disent les sources officielles ?

Lire : FSL et surendettement : que disent les sources officielles ?

Selon l’ANIL, le fonds de solidarité pour le logement (FSL) peut, sous certaines conditions, accorder une aide au locataire en difficulté ; cette aide est versée directement au propriétaire, qui la déduit du montant de la dette. Selon service-public.gouv.fr, le commandement de payer mentionne l’adresse du FSL auquel le locataire peut demander une aide financière.

Jusqu’au 31 décembre 2026, l’organisme payeur de l’aide au logement peut saisir le FSL pour qu’il fasse connaître son dispositif d’apurement (article R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation). À partir du 1er janvier 2027, après acceptation de l’accompagnement par le bénéficiaire, il peut saisir le FSL ou y orienter le bénéficiaire (décret n° 2026-84, article R. 824-13 nouveau) et, en cas de difficultés plus importantes, l’accompagner dans sa saisine de la commission de surendettement (article R. 824-14 nouveau).

Selon l’ANIL, un locataire surendetté peut saisir la commission départementale de surendettement afin de rechercher un accord amiable sur le report ou l’échelonnement des arriérés de loyers. Ces démarches appartiennent au locataire ; leurs effets pour le bailleur sont présentés sur la page loyer impayé et surendettement. La ligne SOS Loyers impayés (0805 16 00 75, appel gratuit) informe les propriétaires comme les locataires (service-public.gouv.fr).

Pour aller plus loin, gratuitement

Deux services d’information gratuits, ouverts aux propriétaires comme aux locataires.

  • SOS Loyers impayés

    Numéro vert de l’ANIL, pour les propriétaires comme pour les locataires : appel gratuit, du lundi au vendredi. Les conseillers informent sur les droits, les démarches, les délais, les recours et les aides possibles.

  • L’ADIL de votre département

    Les agences départementales d’information sur le logement délivrent une information neutre et gratuite sur le logement, y compris sur les loyers impayés.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un plan d’apurement ?

C’est un accord par lequel le locataire rembourse sa dette de loyer en plusieurs versements, en plus du loyer courant. L’ANIL le présente comme un accord amiable, écrit, qui étale le remboursement sur quelques mois. Le terme désigne aussi le plan demandé par l’organisme payeur de l’aide au logement (article R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation, jusqu’au 31 décembre 2026).

Le bailleur peut-il refuser un paiement en plusieurs fois ?

À l’amiable, oui : le créancier peut refuser un paiement partiel (article 1342-4 du Code civil). En cas de procédure, le juge peut en revanche accorder au locataire des délais de paiement dans la limite de trois ans, sous conditions (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).

Combien de temps peut durer un plan d’apurement ?

Un plan amiable dure ce que prévoit l’accord ; l’ANIL parle d’un étalement sur quelques mois, et l’outil propose 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10 ou 12 mensualités. Les délais accordés par le juge sont limités à trois ans (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Jusqu’au 31 décembre 2026, lorsque le FSL n’a pas fait connaître son dispositif dans les délais, l’organisme payeur met en demeure le bénéficiaire de rembourser chaque mois au bailleur 1/36e de sa dette pendant trente-six mois (article R. 824-8 du code de la construction et de l’habitation).

Peut-on ajouter des pénalités ou des frais à l’échéancier ?

Non. Les clauses qui autorisent des pénalités en cas d’infraction au bail, ou qui font supporter au locataire des frais de relance, sont réputées non écrites (article 4 i) et p) de la loi du 6 juillet 1989). Selon service-public.gouv.fr, pour les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 27 mars 2014, le propriétaire ne peut pas facturer de frais de retard, c’est-à-dire une amende ou des pénalités inscrites dans le bail.

Le plan d’apurement doit-il être approuvé par la CAF ?

Lorsque l’aide au logement est versée au bailleur et que l’organisme payeur lui demande d’établir un plan, le maintien de l’aide suppose, jusqu’au 31 décembre 2026, la reprise du paiement de la dépense courante, le respect du plan et son approbation par l’organisme payeur (article R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation). Les règles changent le 1er janvier 2027 : voir loyer impayé et CAF.

Que se passe-t-il si le locataire ne respecte pas l’échéancier ?

Les sommes restent dues. Si l’aide au logement est en jeu, jusqu’au 31 décembre 2026, la CAF ou la MSA suspend son versement en cas de mauvaise exécution du plan ou de non-paiement du loyer en cours (service-public.gouv.fr). Pour un plan amiable, le bailleur peut reprendre les courriers, comme la mise en demeure de payer.

Sources officielles

Les informations de cette page reprennent les textes et fiches officiels ci-dessous. Les règles peuvent évoluer : la version en ligne de chaque source fait référence.

Sources vérifiées le . Méthode : nos sources et notre vérification.

Information générale, à caractère documentaire : elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Lucibail est un outil indépendant, sans lien avec Action Logement (Visale), la CAF, la MSA, l’ANIL, les ADIL ou les administrations dont les sites sont cités, ni avec aucun commissaire de justice ou avocat. Ces organismes et professions sont cités à titre d’information : leur mention n’implique ni partenariat, ni agrément, ni approbation de ce contenu.

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