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Guide pratiqueMis à jour le

Huissier (commissaire de justice) et loyer impayé : rôle et coût

La réponse courte

Le commissaire de justice (ex-huissier) délivre le commandement de payer, tarifé en métropole 15,47 €, 30,95 € ou 61,90 € TTC selon la créance, hors droit d’engagement de poursuites et frais de déplacement (service-public.gouv.fr). S’il y a procès, ses émoluments entrent dans les dépens (CPC, art. 695).

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Sur cette page (8 parties)

Que fait le commissaire de justice en cas de loyer impayé ?

Depuis le 1er juillet 2022, la profession de commissaire de justice remplace celles d’huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire (service-public.gouv.fr). C’est un officier public et ministériel. Il est seul autorisé, notamment, à signifier des actes et à faire exécuter les décisions de justice et les titres exécutoires ; le recouvrement amiable ou judiciaire des créances est en revanche une mission qu’il partage avec d’autres professionnels (même source).

Dans un impayé de loyer, le bailleur le charge de délivrer au locataire, puis à la caution, un commandement de payer (service-public.gouv.fr, fiche « Loyers impayés et expulsion du locataire »). Cet acte indique notamment le délai laissé au locataire, le montant mensuel du loyer et des charges et le décompte de la dette ; le commissaire de justice qui le délivre le signale à la CCAPEX (même fiche). Le contenu et les délais de l’acte sont détaillés sur la page commandement de payer.

Le délai est de six semaines pour un bail signé à partir du 29 juillet 2023 (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Pour un bail en cours à cette date, c’est le délai de la clause du bail, l’article 24 prévoyant deux mois dans sa rédaction antérieure (Cour de cassation, avis du 13 juin 2024, n° 24-70.002) ; cet avis ne tranche pas le cas des baux reconduits ou renouvelés depuis. Le commandement est signifié à la caution dans les quinze jours de sa signification au locataire, sinon la caution ne peut être tenue des pénalités ou intérêts de retard (article 24).

Si la dette n’est pas réglée, le bailleur peut saisir le juge des contentieux de la protection : le commissaire de justice délivre l’assignation au locataire et la notifie au représentant de l’État dans le département au moins six semaines avant l’audience (article 24, III, de la loi de 1989 ; service-public.gouv.fr). Il signifie ensuite la décision du juge (service-public.gouv.fr). Les démarches amiables qui précèdent peuvent se faire par courrier, sans commissaire de justice : voir le guide du loyer impayé.

Une fois la décision obtenue, l’exécution peut prendre la forme d’une saisie des rémunérations du locataire : ses conditions sont présentées sur la page saisie sur salaire et loyer impayé.

Les points clés (3)
  • Commandement de payer : délivré par un commissaire de justice, 6 semaines pour payer si le bail est signé à partir du 29/07/2023 (article 24 de la loi de 1989).
  • Commandement de payer en métropole, TVA incluse : 15,47 € (créance jusqu’à 128 €), 30,95 € (plus de 128 € et jusqu’à 1 280 €) ou 61,90 € (plus de 1 280 €), hors droit d’engagement de poursuites, plus 11,28 € de déplacement par signification si besoin (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 09/03/2026).
  • Avocat : pas obligatoire devant le juge des contentieux de la protection (service-public.gouv.fr).

Combien coûte un commandement de payer ?

Pour un litige entre le propriétaire et le locataire qui occupe le logement à titre de résidence principale, service-public.gouv.fr publie les tarifs du commissaire de justice (fiche sur le tarif d’un huissier pour un litige locatif, vérifiée le 9 mars 2026). En métropole, le commandement de payer les loyers et les charges est tarifé 15,47 €, 30,95 € ou 61,90 € TVA incluse, selon que la créance est de 128 € au plus, de plus de 128 € et jusqu’à 1 280 €, ou de plus de 1 280 € ; ces montants s’entendent hors droit d’engagement de poursuites (même fiche).

Ce tarif de base est majoré, si besoin, de 11,28 € TVA incluse de frais de déplacement pour chaque signification faite ou chaque procès-verbal dressé, ou de 10,56 € TVA incluse pour chaque signification faite exclusivement par voie électronique (service-public.gouv.fr). Les tarifs sont différents dans chacun des départements et régions d’outre-mer. Cette page n’additionne pas ces montants : le nombre d’actes et de significations dépend du dossier, et la fiche en ligne fait référence.

Qui supporte ces frais dépend de l’étape et, s’il y a procès, de la décision du juge : voir qui paie les frais du commissaire de justice. Le délai que laisse le commandement est expliqué sur la page commandement de payer : délai de 6 semaines ou de la clause.

Tarifs du commissaire de justice en métropole autour du commandement de payer, TVA incluse (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 09/03/2026, relue le 27/09/2026)
ActeCréance de 128 € au plusCréance de plus de 128 € et jusqu’à 1 280 €Créance de plus de 1 280 €
Commandement de payer les loyers et les charges (hors droit d’engagement de poursuites)15,47 €30,95 €61,90 €
Information de la caution et demande de paiement du loyer (ou sommation de payer) après signification d’un commandement de payer au locataire15,47 €30,95 €61,90 €
Signalement à la CCAPEX du commandement de payer délivré6,01 €12,02 €24,05 €
Majoration, si besoin : frais de déplacement pour chaque signification faite ou chaque procès-verbal dressé11,28 €11,28 €11,28 €
Majoration, si besoin : chaque signification faite exclusivement par voie électronique10,56 €10,56 €10,56 €
Tarifs du commissaire de justice en métropole autour du commandement de payer, TVA incluse (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 09/03/2026, relue le 27/09/2026)

Ses tarifs sont-ils réglementés ?

Lire : Ses tarifs sont-ils réglementés ?

Oui, pour la plupart de ses actes. Les prestations des commissaires de justice relèvent de tarifs réglementés (article L. 444-1 du Code de commerce) ; celles qui figurent aux tableaux 3-1 à 3-3 de l’annexe 4-7 du Code de commerce donnent lieu à des émoluments fixés par les articles A. 444-10 et suivants. service-public.gouv.fr indique que, dans un litige entre le propriétaire et le locataire qui occupe le logement à titre de résidence principale, la plupart des tarifs du commissaire de justice sont fixés par la loi.

L’arrêté du 25 février 2026, en vigueur le 1er mars 2026, a remplacé la date du 28 février 2026 par celle du 29 février 2028 : les émoluments prévus par le Code de commerce s’appliquent jusqu’à cette date (article A. 444-10, dans sa rédaction issue de cet arrêté). Leurs montants dépendent de l’acte et, pour certains actes, du montant de la créance (service-public.gouv.fr) : ceux que service-public.gouv.fr publie pour le commandement de payer figurent dans la partie combien coûte un commandement de payer, et la version en ligne du Code de commerce fait référence.

Les prestations qu’un commissaire de justice accomplit en concurrence avec celles d’autres professionnels non soumises à un tarif ne sont pas tarifées, sauf disposition contraire : elles sont rémunérées par des honoraires, et une convention d’honoraires est conclue par écrit avec le client (article L. 444-1 du Code de commerce). Dans le domaine locatif, service-public.gouv.fr indique par exemple que le commissaire de justice fixe librement ses tarifs pour l’établissement d’un congé ou d’un renouvellement de bail.

Le commissaire de justice affiche les tarifs qu’il pratique, de manière visible et lisible, dans son lieu d’exercice et sur son site internet (article L. 444-4 du Code de commerce). Les frais facturés peuvent être vérifiés gratuitement auprès du secrétariat du tribunal dont dépend l’étude, ou du tribunal qui a jugé l’affaire (service-public.gouv.fr).

Actes et prestations autour d’un loyer impayé : tarif réglementé ou libre (sources vérifiées le 27/09/2026)
Acte ou prestationTarifSource
Commandement de payer les loyers et les chargesRéglementéCode de commerce, art. A. 444-10 et suivants ; service-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Information de la caution et demande de paiement après le commandement de payerRéglementéCode de commerce, art. A. 444-10 et suivants ; service-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Signalement du commandement de payer à la CCAPEXRéglementéCode de commerce, art. A. 444-10 et suivants ; service-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Assignation visant à constater la résiliation du bail, et sa notification au représentant de l’ÉtatRéglementéCode de commerce, art. A. 444-10 et suivants ; service-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Signification de la décision du jugeRéglementéCode de commerce, art. A. 444-10 et suivants ; service-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Requête en injonction de payerRéglementé ; le recours au commissaire de justice n’est pas obligatoire pour la requêteservice-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Recouvrement amiable de la créance (droit de recouvrement)Réglementé ; à la charge du créancierservice-public.gouv.fr (qui paie le commissaire de justice), qui renvoie aux art. A. 444-31 et A. 444-32 du Code de commerce
Prestations accomplies en concurrence avec celles d’autres professionnels non soumises à un tarifLibre, sauf disposition contraire : honoraires, convention écriteCode de commerce, art. L. 444-1
Congé ou renouvellement de bailLibreservice-public.gouv.fr (tarif pour un litige locatif)
Avocat (conseil, rédaction d’actes, audience)Libre : honoraires fixés avec le client, convention d’honoraires sauf urgence ou force majeureservice-public.gouv.fr (rémunération de l’avocat)
Actes et prestations autour d’un loyer impayé : tarif réglementé ou libre (sources vérifiées le 27/09/2026)

Qui paie les frais du commissaire de justice ?

Lire : Qui paie les frais du commissaire de justice ?

Le commissaire de justice agit pour le créancier, qui lui donne un mandat ou un pouvoir (service-public.gouv.fr). La charge finale des frais dépend ensuite de l’étape et, s’il y a procès, de la décision du juge. Le tableau ci-dessous résume les règles générales ; il ne dit pas ce qui sera décidé dans un dossier particulier.

Les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s’ils concernent un acte dont l’accomplissement lui est prescrit par la loi ; toute stipulation contraire est réputée non écrite, sauf disposition législative contraire (article L. 111-8 du code des procédures civiles d’exécution). Le créancier qui justifie du caractère nécessaire de ses démarches peut toutefois demander au juge de l’exécution de laisser tout ou partie de ces frais à la charge du débiteur de mauvaise foi (même article). Les frais de l’exécution forcée sont à la charge du débiteur, sauf s’il est manifeste qu’ils n’étaient pas nécessaires, à l’exception des droits proportionnels de recouvrement ou d’encaissement, qui peuvent être mis en partie à la charge du créancier (même article). Les sources officielles consultées ne tranchent pas, de façon générale, le sort des frais du commandement de payer.

S’il y a procès, les dépens comprennent notamment les émoluments des officiers publics ou ministériels (article 695 du Code de procédure civile), dont les commissaires de justice font partie (service-public.gouv.fr). La partie perdante est condamnée aux dépens, sauf décision motivée du juge (article 696). Le juge peut aussi condamner cette partie à payer une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en tenant compte de l’équité ou de sa situation économique (article 700).

Le bail ne peut pas faire supporter au locataire des frais de relance ni des frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l’article 700 du Code de procédure civile : une telle clause est réputée non écrite (article 4 p) de la loi du 6 juillet 1989), comme celle qui autorise le bailleur à percevoir des amendes ou des pénalités (article 4 i)). Le modèle de décompte des sommes dues ne comporte donc ni frais de relance ni pénalités.

Qui supporte les frais : règles générales
FraisQui les supporteSource
Droit de recouvrement, en cas de recouvrement amiable par un commissaire de justiceLe créancier (le bailleur)service-public.gouv.fr (qui paie le commissaire de justice)
Frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoireLe créancier, sauf acte que la loi lui prescrit d’accomplir ; le juge de l’exécution peut en laisser tout ou partie au débiteur de mauvaise foi, à la demande du créancierArt. L. 111-8 du code des procédures civiles d’exécution
Dépens d’un procès, dont les émoluments du commissaire de justiceLa partie perdante, sauf décision motivée du jugeArt. 695 et 696 du Code de procédure civile
Frais exposés et non compris dans les dépensSomme éventuellement fixée par le juge, selon l’équité ou la situation économique de la partie condamnéeArt. 700 du Code de procédure civile
Droit de recouvrement d’une créance constatée par le jugeLe débiteur, sauf décision contraire du jugeservice-public.gouv.fr (qui paie le commissaire de justice)
Frais de l’exécution forcéeLe débiteur, sauf frais manifestement inutiles ; les droits proportionnels de recouvrement ou d’encaissement peuvent être mis en partie à la charge du créancierArt. L. 111-8 du code des procédures civiles d’exécution
Clause du bail mettant des frais de relance ou de procédure à la charge du locataireRéputée non écriteArt. 4 p) de la loi du 6 juillet 1989
Qui supporte les frais : règles générales

Commissaire de justice ou avocat : quelle différence ?

Lire : Commissaire de justice ou avocat : quelle différence ?

Les deux professions n’ont pas le même rôle. Le commissaire de justice signifie les actes et fait exécuter les décisions de justice, missions qui lui sont réservées (service-public.gouv.fr). L’avocat conseille, rédige des actes, dont une assignation, et intervient aux audiences (service-public.gouv.fr, fiche sur la rémunération de l’avocat).

Devant le juge des contentieux de la protection, le bailleur n’est pas obligé d’avoir un avocat ; il peut en consulter un gratuitement avant l’audience ou demander l’aide juridictionnelle pour le rémunérer, sous conditions (service-public.gouv.fr, fiche « Loyers impayés et expulsion du locataire »). Les honoraires de l’avocat sont fixés librement avec le client et font l’objet d’une convention d’honoraires, sauf urgence ou force majeure (fiche sur la rémunération de l’avocat).

L’ADIL du département et SOS Loyers impayés (0805 16 00 75, appel gratuit) délivrent une information juridique gratuite aux propriétaires comme aux locataires (service-public.gouv.fr).

Commissaire de justice et avocat dans un impayé de loyer
PointCommissaire de justice (ex-huissier)AvocatSource
RôleSignifie les actes (commandement de payer, assignation, décision) et fait exécuter les décisions : missions réservéesConseille, rédige des actes (dont l’assignation), intervient à l’audienceservice-public.gouv.fr (commissaire de justice ; rémunération de l’avocat)
Devant le juge des contentieux de la protectionChargé de délivrer l’assignation et de la notifier au représentant de l’ÉtatPas obligatoireservice-public.gouv.fr (loyers impayés et expulsion du locataire)
RémunérationÉmoluments réglementés pour la plupart des actes ; honoraires pour les prestations en concurrenceHonoraires libres, convention d’honoraires ; aide juridictionnelle possible sous conditionsCode de commerce, art. L. 444-1 et A. 444-10 ; service-public.gouv.fr
Commissaire de justice et avocat dans un impayé de loyer

Comment trouver un commissaire de justice ?

Lire : Comment trouver un commissaire de justice ?

La Chambre nationale des commissaires de justice publie un annuaire officiel des commissaires de justice (commissaire-justice.fr/annuaire), vers le site de laquelle renvoie service-public.gouv.fr. Le commissaire de justice choisi affiche ses tarifs dans son étude et sur son site internet (article L. 444-4 du Code de commerce), et service-public.gouv.fr propose un modèle de courrier pour lui demander le compte détaillé des sommes qu’il réclame.

Le commandement de payer comporte le décompte de la dette (service-public.gouv.fr) : un décompte des loyers impayés à jour, le bail et, le cas échéant, l’acte de cautionnement sont donc utiles au premier rendez-vous. Le dossier de suivi (payant) regroupe ces éléments dans une synthèse destinée à un professionnel.

Pour aller plus loin, gratuitement

Deux services d’information gratuits, ouverts aux propriétaires comme aux locataires.

  • SOS Loyers impayés

    Numéro vert de l’ANIL, pour les propriétaires comme pour les locataires : appel gratuit, du lundi au vendredi. Les conseillers informent sur les droits, les démarches, les délais, les recours et les aides possibles.

  • L’ADIL de votre département

    Les agences départementales d’information sur le logement délivrent une information neutre et gratuite sur le logement, y compris sur les loyers impayés.

Questions fréquentes

Combien coûte un huissier pour un loyer impayé ?

Le coût dépend des actes. En métropole, service-public.gouv.fr indique pour le commandement de payer 15,47 €, 30,95 € ou 61,90 € TVA incluse selon que la créance est de 128 € au plus, de plus de 128 € et jusqu’à 1 280 €, ou de plus de 1 280 €, hors droit d’engagement de poursuites, plus 11,28 € de frais de déplacement par signification si besoin (fiche vérifiée le 9 mars 2026). Dans un litige locatif, la plupart des tarifs du commissaire de justice sont fixés par la réglementation (service-public.gouv.fr) : ce sont les émoluments du Code de commerce (articles A. 444-10 et suivants), applicables jusqu’au 29 février 2028 depuis l’arrêté du 25 février 2026 ; d’autres prestations sont rémunérées par des honoraires libres (article L. 444-1). Le commissaire de justice affiche ses tarifs dans son étude et sur son site internet (article L. 444-4), et les frais facturés peuvent être vérifiés gratuitement au secrétariat du tribunal (service-public.gouv.fr).

Qui paie l’huissier : le bailleur ou le locataire ?

Cela dépend de l’étape. Le droit de recouvrement d’un recouvrement amiable est à la charge du créancier (service-public.gouv.fr), comme, en principe, les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire, sauf acte prescrit par la loi ou décision contraire du juge de l’exécution envers un débiteur de mauvaise foi (article L. 111-8 du code des procédures civiles d’exécution). S’il y a procès, la partie perdante est condamnée aux dépens, qui comprennent les émoluments des officiers publics ou ministériels, sauf décision motivée du juge (articles 695 et 696 du Code de procédure civile).

Faut-il un huissier pour réclamer un loyer impayé ?

Pas pour les démarches amiables : la lettre de relance et la mise en demeure peuvent être envoyées par le bailleur lui-même, la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Le commandement de payer et l’assignation devant le juge des contentieux de la protection sont en revanche délivrés par un commissaire de justice (service-public.gouv.fr, fiche « Loyers impayés et expulsion du locataire »).

Faut-il un avocat en plus du commissaire de justice ?

L’avocat n’est pas obligatoire devant le juge des contentieux de la protection ; il peut être consulté gratuitement avant l’audience, ou rémunéré par l’aide juridictionnelle sous conditions (service-public.gouv.fr). La signification des actes reste une mission réservée au commissaire de justice (service-public.gouv.fr).

Les frais d’huissier peuvent-ils être ajoutés à la dette du locataire ?

Pas par une clause du bail : celle qui fait supporter au locataire des frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l’article 700 du Code de procédure civile est réputée non écrite (article 4 p) de la loi du 6 juillet 1989). S’il est saisi, c’est le juge qui statue sur les dépens et sur l’article 700 (articles 696 et 700 du Code de procédure civile).

Où trouver un commissaire de justice ?

Dans l’annuaire officiel de la Chambre nationale des commissaires de justice (commissaire-justice.fr/annuaire), vers le site de laquelle renvoie service-public.gouv.fr. Chaque commissaire de justice affiche ses tarifs de manière visible et lisible dans son lieu d’exercice et sur son site internet (article L. 444-4 du Code de commerce).

Sources officielles

Les informations de cette page reprennent les textes et fiches officiels ci-dessous. Les règles peuvent évoluer : la version en ligne de chaque source fait référence.

Sources vérifiées le . Méthode : nos sources et notre vérification.

Information générale, à caractère documentaire : elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Lucibail est un outil indépendant, sans lien avec Action Logement (Visale), la CAF, la MSA, l’ANIL, les ADIL ou les administrations dont les sites sont cités, ni avec aucun commissaire de justice ou avocat. Ces organismes et professions sont cités à titre d’information : leur mention n’implique ni partenariat, ni agrément, ni approbation de ce contenu.

Voir les 18 textes et fiches officiels

Légifrance

Chambre nationale des commissaires de justice

Historique des mises à jour

  • — Création de la page.
  • — Réponse courte resserrée (2 phrases) et 3 points clés au plus ; les précisions retirées sont reprises dans les parties de la page.
  • — Ajout des tarifs du commandement de payer en métropole publiés par service-public.gouv.fr (fiche F32973, vérifiée le 9 mars 2026, relue le 27/09/2026) : réponse courte, point clé, nouvelle partie avec tableau et FAQ ; sources revérifiées.

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